qui nous rappellent combien enfants, nous savions d'instinct, tutoyer le bonheur.
C'est pour moi, aujourd'hui, une évidence, parce qu'à l'époque nous n'en avions pas encore tout à fait conscience !
Juillet chez Pépé et Mémé, dans la campagne Bordelaise.. Le tour de France fait parti de ces instants inoubliables, où enfants, cousins, cousines, oncles, tantes, grands parents
et voisins encourageaient de concert les coureurs du Tour. Je nous revois, allongés a plat ventre sur l'herbe,
nous chamaillant joyeusement, devant la maison Familiale.
Attendant le passage de ces sportifs,
dont les exploits avaient été largement commentés
durant toute la semaine, par les adultes.
Tout à coup, au détour de la ferme voisine,
nous les voyions débouler, arqueboutés sur leur vélos, la tête dans le guidon, grimaçants dans l'effort,
en même temps que crépitaient aplaudissements et encouragements.
" Vas-y Louison...!!" "Allez..allez..." Nous n'étions pas en reste, pour saluer en braillant à qui mieux mieux,
le cordon défilant des cyclistes. Et cerise sur le gâteau, nous attendions avec fébrilité, cette caravane publicitaire qui nous lançait, bonbons, casquettes, revues et autres mini-tubes de dentifrice. Ce n'est pas sans une certaine émotion que les adultes applaudissez également une grande Dame du piano à bretelles... Yvette Horner !!
...
Une autre fois, lorque nous habitions Toulon,
c'était une des bonnes occasions d'aller pique-niquer ! Toute la famille et nos copains,
s'engoufraient de bon matin dans la Ford familiale. C'était la fête, on se serrait, entre glacières,table et chaises de camping. Je crois que c'était l'époque de J. Anquetil et Poulidor. Et au moment fatidique,
parce que c'était le chouchou à l'époque nous nous époumonions :
"Allez Poupou !!" .
Plus grands, nous considérions avec un peu de tristesse la fin de la fête avec le passage de la voiture balai. Ah vraiment.. que de bon souvenirs !
Ce fut une merveilleuse nouvelle que d'apprendre la libération d'Ingrid Betancourt. J'ai toujours admiré sa force et son courage. Comme nombre de personnes, je ne la connais pas personnellement, mais durant ces dernières années,
les échos de son calvaire en captivité
m'ont profondément bouleversée. Six longues années, faites de cruautés, violences, brimades et humiliations, de désespoirs muets aussi. Six longues années durant lesquelles son statut "d'être humain" a été mis à mal, piétiné, souillé jusqu' au point d'être nié. Elle dit avoir vécue sous le joug d'une inhumanité absolue, reléguée souvent au rang de "rien qui ne ressemble à la vie". Nous dit aussi, avoir appris à utiliser le juste mot pour exprimer son ressenti, afin de ne pas heurter son interlocuteur et se bien faire comprendre. Elle nous revient terriblement humble et lumineuse,
forte d'une foi qui confine au divin. D'un mysticisme qui a germé dans la souffrance. Mais l'homme a mal à ses souvenirs et il y retourne souvent lécher ses blessures jusqu'à que ses abcès douloureux enfin expurgés de toutes sanies, deviennent cicatrices pour finalement le laisser en paix. Sans vouloir passer pour rabat joie, je pense à l'après, quand le soufflet va retomber... Parce que c'est inévitable !! Parce qu'après un traumatisme arrive toujours une forme de décompression. Gageons qu'Ingrid,
entourée de l'amour des siens, saura gagner cette autre bataille, sans trop de mal!!
Merci de m'avoir lue,
Clem :-)
NB : Rajout le samedi 5 juillet.
Ingrid. Ne changez pas ! Continuez d'interpellez gentiment les Présidents du monde entier, comme vous savez si bien le faire ! Gardez votre fraîcheur, votre spontanéité sincère. Je vous réponds, Oui... quitte a être seule sur la place du capitole avec ma pancarte pour plaider en faveur de tous les captifs de Colombie et d'ailleurs !!
Ingrid. Je vous aime aussi, tant vous êtes unique dans ce monde de requins.
Aujourd'hui, le soleil s'est mis en veilleuse.. Il pleut.
Voilà une bonne quinzaine de jours que les températures taquinent les 36° à l'ombre. Les nuits sont étouffantes et le brasseur d'air au dessus de la couche.. brasse une substance lourde et collante.. irrespirable. Mon grand gaillard qui est capable de se trimballer une commode sur le dos en montant trois étages répéte à l'envie depuis quelques jours que si la canicule continue, il ne passera pas l'été. Evidemment tout le monde de s'esclaffer, et moi la première, je l'avoue ! Tout de même, du coin de l'oeil, je commençais à surveiller mon Doud qui semblait parfois marcher au ralenti, comme un peu accablé, étourdi. Ce matin, enfin, mon cher et tendre dort encore d'un sommeil réparateur. Vive cette trêve raffraîchissante !!
Le lamantin appelé aussi siréne de mer, frisant les cinq cents kilos, c'est un animal doux et placide, Il vit dans les mers chaudes. Il a frolé l'extinction de son espèce, même si on ne lui connait pas de prédateurs ... heu.. sauf.. .. l'homme. (encore et toujours)